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Dossier : les vacances

Dossier Vacances

 

            Par Brigitte SOULIER

 

 

A qui confier son animal quand on doit s’absenter, que ce soit pour les vacances ou quand un imprévu survient ?

La réponse à cette question doit être étudiée avant même l’acquisition de l’animal. En effet, que l’on décide de partir avec son compagnon ou de le confier, cela ne s’improvise pas et nécessite de bien s’organiser pour le confort de chacun.

Tout changement de vie et rupture brutale avec les repères de son quotidien est toujours un bouleversement pour un animal et ne pas le reconnaître serait nier chez lui toute faculté de ressentir.

Donc, prévoir ses projets de déplacement avec ou sans lui, c’est déjà le respecter.

 

 

 

vacances

 

 

Partir sans son compagnon.

 

Les choix possibles dans ce cas :

 

Le mettre en pension ou en famille d’accueil.

 

Dans un cas comme dans l'autre, il faut le prévoir longtemps à l'avance (certains retiennent d'une année sur l'autre). Vous aurez d'avance visité et comparé divers établissements et examiné les critères nécessaires à un séjour de qualité (propreté des boxes avec abris, espaces où les animaux peuvent s'ébattre, clôtures de sécurité, contacts chaleureux avec les « pensionneurs »...

Attention, c'est une formule qui n'est pas sans retentissement sur un chien qui vit tout au long de l'année en famille.Ne placez pas l'animal d'emblée pour un mois dans une pension inconnue. Certains chiens refusent la nourriture pendant plusieurs jours et restent prostrés dans le fond de leur cage, attendant en vain le retour de leurs maîtres. Séparés du reste de leur « meute », ils dépriment. Faites plutôt des essais de courte durée, fiez-vous au comportement de votre animal. Est-il content de revenir ? Freine-t-il des 4 pattes à l'approche de la pension ?

Le choix de le confier alors dans une famille d'accueil est plus adapté à un animal habitué à une présence permanente.

Des organismes spécialisés orientent vers une sélection de familles choisies pour garder votre chien en appartement ou en maison avec jardin. En prenant la précaution de familiariser préalablement l’animal à ces personnes et leur lieu d’accueil, on s’assurera d’un vrai confort relationnel pour son animal.

  

Faire appel à un organisme de garde à domicile

  

Dans cette formule, ce sont des personnes (souvent retraitées) qui s’installent chez vous et prennent soin de votre chien le temps de vos vacances. Une fois encore, faire se rencontrer précédemment « ses gardiens » et l’animal pour lui éviter de déclencher là encore « une grève de la faim » ou des destructions inhabituelles dues à son inconfort émotionnel. 

Adressez-vous à des organismes spécialisés et connus pour leurs garanties offertes.

 

Confier l’animal à la famille, des amis ou des voisins

 

Sans doute l’idéal pour tout le monde, aux conditions de familiarisation préalable précisées plus haut. Cette solution est souvent un échange de bons procédés : « je garde ton chien, tu gardes le mien ».

Dans tous les cas, il est indispensable de confier aux hébergeurs, quels qu’ils soient :

 

  • son carnet de santé (les vaccins doivent être à jour)

  • sa carte de tatouage ou identification

  • le téléphone du fichier canin 01.49.37.54.54

  • le téléphone de votre vétérinaire

  • le téléphone du lieu de vos vacances ou votre numéro de mobile.

 

Partir avec son compagnon

 

L’emmener avec vous, cela ne s’improvise pas non plus, il y a quelques précautions à prendre pour voyager sans problème avec son animal.

 

Petit mémo avant de partir :

 

 

Tout d’abord, s’assurer que l’hôtel, le camping, le gîte, le village de vacances, la location individuelle, etc… acceptent les animaux. Renseignez-vous donc le plus tôt possible. Prévenir de la présence de l’animal lors de la réservation et se faire préciser éventuellement la participation financière demandée.

 

Pour passer une frontière, prévoir de connaître les réglementations en vigueur dans le pays visité.

 

N’oubliez rien de son « barda » : panier, gamelles, collier et laisse, de quoi ramasser les excréments lors de diverses promenades, carnet de santé à jour.

 

Pensez à emmener une petite trousse de soins d’urgence, que vous aurez préparée avec votre vétérinaire.

Par exemple : antiparasitaires, désinfectants, bandes auto-fixantes et autres pansements, anti-nauséeux pour le trajet, anti-diarrhée, sérum physiologique, spray aseptisant, pommade cicatrisante, aspivenin….

  

 

Les formalités avant de partir (Source : La Dépêche Vétérinaire)

 

Dans un pays membre de l'Union Européenne

 

L’animal doit être :

 

  • âgé de plus de 3 mois

 

  • identifié par tatouage ou puce électronique. Attention, à partir de 2011, seule une identification par puce électronique sera reconnue pour voyager dans l’U.E

 

  • avoir un passeport européen, délivré exclusivement par un vétérinaire.

 

  • Vacciné contre la rage (plus d’un mois et moins d’un an).

 

Cas particulier du Royaume Uni : depuis le 1er janvier 2012, de nouvelles règles sont applicables.

  • Le test sérologique exigé précédemment n’est plus nécessaire. La seule contrainte est le respect d’un délai de 21 jours entre la primo vaccination contre la rage et l’entrée au Royaume Uni.


  • Le traitement contre les tiques n’est plus exigé. Seul, le traitement contre les Ténias (Echinococcus multilocularis) reste obligatoire et doit avoir été administré au minimum 24 h et au maximum 5 jours avant l’entrée au R.U (avec un produit dont l’ingrédient actif est le Praziquantel ou un équivalent) par un vétérinaire qui mentionne le traitement dans le passeport de l’animal.

 

L’exigence d’un test sérologique est maintenue uniquement pour les animaux en provenance des pays n’appartenant pas à L’Union Européenne (Inde, Brésil et Afrique du sud).

 

 


 

Pour les pays hors membres de l’Union Européenne,

 

Il convient de se renseigner sur les exigences sanitaires et les documents spécifiques imposés par les pays de destination auprès de l’ambassade du pays concerné.

 

Au minimum, il faut que l’animal soit :

 

  • identifié (puce ou tatouage)

 

  • vacciné contre la rage

 

  • être accompagné d’un certificat international de bonne santé, établi durant la semaine précédant le départ.

 

  • Avoir subi un titrage satisfaisant des anticorps antirabiques (non obligatoire mais conseillé)

 

  • Avoir son carnet de vaccination à jour

 

Ces documents doivent avoir été validés par la Direction Départementale des Services Vétérinaires dont relève le vétérinaire traitant qui les a émis.

 

 

Corse et DOM/TOM

 

Depuis le 14 janvier 2008, la vaccination antirabique n’est plus obligatoire pour se rendre en Corse et dans les départements d’outre-mer (Martinique, Guadeloupe, Réunion).

Elle reste obligatoire pour la Guyane et Mayotte.

Pour la Polynésie et la Nouvelle Calédonie, des protocoles spécifiques sont exigés (vaccinations antirabiques, titrage sérique, demande d’autorisation d’importation, quarantaine avec des délais précis pour certaines étapes.)

 

 

Déroulement du voyage

 

 

 

en voiture :

 

Lorsque les animaux sont habitués à la voiture dès leur plus jeune âge, il y a peu de problèmes. Dans le cas contraire, dès la décision prise, commencez à lui faire effectuer des petits parcours, avec comme récompense pour lui, une promenade.

Pendant le trajet, pas question que votre chien se déplace à sa guise dans l’habitacle du véhicule. La place du chien n’est ni sur le siège avant près du conducteur, ni sur les genoux du passager : il doit rester sur la banquette arrière. Il doit être attaché serré aux pieds d’un passager à l’arrière sur un plaid ou un carré de mousse qui l’isole des vibrations de la caisse. Vous pouvez aussi lui prévoir une place bien à lui, sur le siège arrière, avec sa ceinture de sécurité.

Encore mieux, préférez la boîte de transport. Pratique et sécurisante, elle est idéale car l’animal a sa place. En prenant soin d’y familiariser l’animal à l’avance et en rendant cette boîte très positive, elle deviendra un refuge apprécié à chaque déplacement. De plus, sur les aires de repos d’autoroute, pas de risque que l’animal ne sorte précipitamment et vous échappe si un enfant ouvre trop vite sa portière, par exemple.

Toutes les 2 heures, repos !

Ces pauses sont nécessaires aussi bien pour l’animal que pour les maîtres. Ces arrêts réguliers vont permettre à votre chien de se réhydrater, se dégourdir les pattes et faire ses besoins.

En cas de forte chaleur, il est conseillé de se munir d’un brumisateur pour rafraîchir votre animal ou mouillez-lui le corps et la tête avec un linge humide.

Le chien ne devra jamais rester seul dans un véhicule, même à l’ombre, il y risquerait un coup de chaleur dû à l’effet d’étuve, rapidement fatal dans un habitacle qui devient vite une fournaise ! Sachez qu’un chien risque de mourir d’un coup de chaleur en moins d’un quart d’heure ! Et selon le code pénal, toute personne constatant votre animal en danger dans votre véhicule pourra user de moyens pour l’en faire sortir (bris de glace, forçage de portière…) tout en restant dans son bon droit. 

Afin d’éviter les vomissements ou s’il est nerveux ;

Ne lui donnez pas à manger avant de partir ou très peu. Eventuellement, on veillera à le laisser à la diète (12 heures) avant de partir. En ne surchargeant pas son estomac, vous lui éviterez malaises et vomissements.

Votre vétérinaire peut aussi vous aider. Il existe plusieurs médicaments, par exemple homéopathiques, que l’on peut donner aux animaux malades et/ou stressés en voiture.

Toutefois, pensez à vous munir d’une serviette et de papier absorbant si cela arrivait.

 

en train :

 

Les chiens et autres animaux domestiques sont tolérés dans les trains et tgv de la SNCF, à condition que les autres voyageurs ne s'y opposent pas.

Si votre chien pèse moins de 6 kg, il pourra voyager dans un sac de transport dont les dimensions n'excéderont pas 45 x 30 x 25 cm. Vous paierez alors 5 €, quel que soit votre voyage.

Si votre chien pèse plus de 6 kg, il devra être tenu en laisse. Cela vous coutera 50% d'un billet de 2ème classe.

 

  en avion :

 

Renseignez-vous dès la réservation, car des restrictions existent selon les compagnies et la destination. De plus, les mesures récentes antiterroristes ont rendu les conditions de transport d’un animal en cabine encore plus restrictives.

 

en bateau :

 

Certaines compagnies, là encore, n’acceptent pas d’animal, d’autres les acceptent près du maître ou bien seulement dans la voiture ou dans des cages prévues par la société. Renseignez-vous à l’avance.

La législation internationale interdit l’embarquement d’animaux domestiques pour les croisières autour du monde.

 

en autocar :

 

Seuls sont admis les petits chiens dans leur sac de transport. Consultez la compagnie choisie pour connaître leurs règles.

 

 

 

Pendant le séjour.

 

 

 

Ne détachez pas votre animal dès son arrivée : si c’est la première fois qu’il fréquente ce lieu, il lui faudra quelques jours pour trouver ses repères.

 Essayez de lui réinstaller des repères fixes dans ce nouveau lieu, comme celui des heures de promenade ou de repas (en ne modifiant rien de son contenu habituel pour moins de chahut intestinal !)

 Laissez le chien se familiariser tranquillement à son nouvel environnement et ne le lâchez que si vous êtes seuls dans un endroit bien clôturé.

 Une fois installés, emmenez-le faire un petit tour en laisse évidemment, afin de repérer les lieux et faire déjà un premier inventaire des « 4 pattes » chiens ou chats du quartier. Tous ne sont peut-être pas si sociables, mieux vaut les localiser.

Veillez à ne faire regretter à personne de vous avoir accueillis : ne pas oublier notamment de faire disparaître les excréments…

 

« Les petites bêtes » :

 

 

Les piqures de guêpes et de frelons ne sont pas à négliger car elles peuvent entraîner des réactions importantes surtout si le chien est allergique.

 

Attention aux parasites : tiques et puces. Protégez votre chien en utilisant des pipettes, bombes ou colliers. Certains tiques transmettent au chien la piroplasmose (affection qui peut devenir très dangereuse et qui doit être traitée dès que l’on s’en aperçoit : les symptômes sont la perte d’appétit, une montée de température importante et une urine foncée presque marron).

 

Dans les pays méditerranéens, des moustiques transmettent aussi la Leishmaniose et la Dirofilariose.

     

En cas de morsure de vipère, évitez de faire courir l’animal, lavez la plaie à l’eau, installez-le à l’ombre et faites-lui prendre un tonicardiaque tel le café. Rapidement, la partie mordue enfle de manière assez considérable. Le danger dépend de la dose de venin inoculé.

 

L’ingestion de crapauds peut être très dangereuse. Certaines espèces de crapauds secrètent des toxines sur leur peau. Et l’ingestion, voire même le léchage peut entraîner des symptômes brutaux tels que : vomissements, abattement profond, voire mort très rapide due à des troubles cardiaques. Quoi qu’il en soit, consultez rapidement un vétérinaire.

 

Les chenilles processionnaires : dès le printemps et parfois même avant selon les années et jusqu’en octobre, on peut voir apparaître dans les branches des pins ou des chênes toute une floraison de nids blancs « tissés » par les chenilles processionnaires. Ces dernières tirent leur nom de leur mode de déplacement, se suivant l’une derrière l’autre sur plusieurs mètres. Leur particularité est de posséder des poils qui contiennent une substance urticante et nécrosante et qui se détachent au moindre toucher. Même après la mort de ces chenilles (et jusqu’à une ou deux années après), ces poils conservent leurs propriétés urticantes. La chenille processionnaire du pin se trouve surtout dans le sud de la France mais son extension vers le Nord ainsi qu’en altitude, dans les Alpes, les Pyrénées et le Massif central, est favorisée par le changement climatique (Paris serait atteint en 2025). Celle du chêne est commune en Europe centrale et du sud (Italie, Espagne). En France, on la retrouve dans de nombreuses régions mais surtout dans les forêts de Meurthe et Moselle.

 Les symptômes sont assez significatifs : le chien bave, vomit parfois, les parties touchées se mettent à gonfler. L’animal peut avoir des difficultés à respirer. Surtout, ne pas essayer de frotter les parties atteintes, afin de ne pas contaminer d’autres endroits, ni donner à boire et à manger. Amenez-le le plus rapidement possible chez le vétérinaire.

 Conséquences pour nos chiens : Ces poils urticants sont très dangereux pour eux. En plus de la douleur qui est très vive, l’animal risque de voir les parties ayant été en contact avec les poils (langue, babines) se nécroser rapidement et se détacher.

 

Autres « bobos » :

 

 Le grand air (vent, sable) est également responsable de conjonctivite. L’œil est rouge, larmoyant et douloureux. Non traitées, ces conjonctivites peuvent se surinfecter. L’application de collyres prescrits par votre vétérinaire suffit à tout remettre dans l’ordre rapidement.

 Malgré cela, prenez soin d’éviter à votre compagnon des courants d’air trop importants (comme de passer la tête par la fenêtre de la voiture).

Lors de vos promenades, votre chien peut attraper des épillets. Ce sont des débris végétaux qui se fixent au poil et qui peuvent ensuite migrer sous la peau, entre les doigts ou dans le nez et les oreilles.

A surveiller de près en l'auscultant méticuleusement après chaque promenade !

 

la mer :

 

L'accès aux plages n'est pas toujours autorisé aux animaux : la plupart des plages surveillées sont interdites. Les animaux ne sont, dans la plupart des cas, que tolérés dans les parties non surveillées. Si une plage n'est pas interdite à votre compagnon, retenez que la chaleur et l'exposition au soleil sont éprouvantes pour un chien. Ne laissez jamais votre animal en plein soleil sur la plage ! En cas de coup de chaleur donnez-lui à boire et douchez le à l'eau froide avant de consulter le plus vite possible un vétérinaire : un coup de chaleur peut être mortel.

Profitez donc plutôt des plaisirs d'une baignade en dehors des heures d'affluence (tôt le matin ou tard le soir). Après chaque baignade, rincez le abondamment à l'eau douce afin d'éviter l'apparition d'eczéma dû au sable et au sel. N'oubliez pas de nettoyer particulièrement les yeux et oreilles, car l'eau de mer peut se révéler très irritante pour sa peau fragile.

 

Au camping :

 

Respectez les voisins, surtout dans les campings où la proximité des autres vacanciers demande une attention optimale. Pas de chien en liberté autour de la piscine commune, ni autour des zones de barbecue.

Trouvez-lui un coin tranquille en dehors des passages si possible. Installez-y son panier où il trouvera refuge.

La Fédération Française de Camping Caravaning (01.42.72.84.08) a édité un guide répertoriant tous les terrains en France où les animaux sont admis.

 

les fêtes estivales :

 

Lors des fêtes d'été de nombreux chiens essaient de fuir affolés, les détonations de la fête, insupportables à leurs oreilles hypersensibles. Regardez plutôt les feux d'artifices de très loin avec le chien en laisse, mais de préférence, isolez-le en sécurité.

 

 

 

 

 

Grâce au respect de ces quelques règles et précautions, vos vacances se passeront au mieux avec votre compagnon qui sera heureux d’être avec vous.

Promenades plus longues, parties acharnées de jeux dans la nature, une occasion de prendre du temps pour son chien !

 

 

Mis à jour (Jeudi, 19 Janvier 2012 17:38)